Coup de froid : les associations telles que La Mie de Pain s’organisent.

Coup de froid : les associations telles que La Mie de Pain s’organisent.

Logement : la bataille des classes moyennes.
Comment se loger à Paris ?
C’est le cauchemar des classes moyennes. Au fil des ans et de la spéculation immobilière, Paris est devenue l’une des capitales les plus chères au monde: plus de 8.500 euros le m² dans l’ancien, jusqu’à 21.000 euros dans certains arrondissements.
Complément d’enquête s’est installé à La Mie de Pain pour cette édition.

Vers des jours meilleurs

Le centre d’accueil de jour L’Arche d’Avenirs, situé dans le 13e arrondissement de Paris, est le plus grand de France. Salariés et bénévoles reçoivent environ 350 personnes chaque jour. Du repos, des informations, une douche chaude ou bien un lavage de leur linge en machine, elles viennent y trouver une aide temporaire mais indispensable.

Reportage par Europe 1 sur la menace qui pèse sur la générosité des Français : la crise des dons ?
1 Français sur 2 envisage donner moins voire ne plus donner du tout en 2013 envers les associations qui s’occupent des personnes démunies. Des associations qui doivent redoubler d’efforts pour continuer à collecter des fonds.
Témoignage de Perrine Sentilhes, Directrice du développement des ressources de La Mie de Pain.

« Au coeur du plus grand centre d’accueil pour sans-abri. Huit heures et quart. L’Arche d’Avenirs, le centre d’accueil de jour de l’association La Mie de Pain, n’ouvre ses portes que dans un quart d’heure, et déjà on se bouscule devant le bâtiment flambant neuf.
Créée en 2001 dans des locaux temporaires et vétustés du 13e arrondissement, à Paris, la structure est désormais installée à deux pas, dans une ancienne usine d’équipements automobiles.
Premiers arrivés, premiers servis. Une dizaine de chanceux auront le droit de s’inscrire pour prendre une douche, une poignée d’autres pour laver leur linge. Ceux qui, épuisés, ont passé leur nuit à marcher dans les rues pour tromper le froid se précipitent dans la salle de repos, où ils tombent de sommeil, emmitouflés dans des duvets.
Arrivé en avance, mais déjà trop tard, Ben se console en descendant au sous-sol, où des bénévoles proposent un café ou du lait chaud, et en glanant quelques rasoirs et savons distribués dans l’espace hygiène ».




Journal tri-hebdomadaire

» Une « lutte des places » au détriment des plus pauvres.
La crise et la saturation de l’offre de logements et d’hébergement ont entraîné une «lutte des places» parmi les demandeurs, souvent au détriment des plus pauvres qui se trouvent exclus des dispositifs qui devraient leur être dédiés. Cette lutte des places, elle existe à tous les niveaux dans le logement social, le logement privé et le secteur de l’hébergement, souligne Christophe Robert de la Fondation Abbé Pierre. Avec la crise et l’explosion des loyers, «les logements de moyenne qualité qui répondaient aux besoins des ménages les plus fragiles, sont désormais occupés par les classes moyennes inférieures», repoussant les plus fragiles vers des logements plus précaires, chez un tiers ou dans des habitats de fortune de type camping ou box de parking, ajoute M Robert. Beaucoup font partie des 1,2 million de personnes en attente d’un logement social. »

Décembre 2012 : France 3, JT 19/20 Edition nationale
Principes déontologiques de l’association
Les administrateurs exercent leurs fonctions de façon bénévole et désintéressée dans l’intérêt de l’association.
Chaque administrateur renseigne annuellement une attestation de non-conflit d’intérêts et s’engage à respecter les principes déontologiques (article I.2 du règlement intérieur de l’association approuvé par le ministère de l’intérieur le 24/09/2015). Les 2 codirecteurs ont également signé cet engagement.